Les douze travaux d'Héraclès : les plus grandes épreuves de la mythologie grecque

Introduction

Les douze travaux d'Héraclès sont le cycle héroïque le plus célèbre de toute la mythologie grecque, une série de tâches apparemment impossibles que leur héros entreprit non en quête de gloire ou de trésor, mais comme acte d'expiation pour un acte de folie dont il n'était pas pleinement responsable. Les travaux emmènent Héraclès aux confins de la terre et au-delà, affrontant des monstres, des bêtes immortelles, des rois traîtres et les dieux eux-mêmes.

Héraclès (connu des Romains sous le nom d'Hercule) était le héros suprême des Grecs anciens, l'idéal de la force physique et de la valeur persévérante. Fils de Zeus et de la mortelle Alcmène, il était le plus grand de tous les hommes mortels, mais sa vie fut définie non par l'aisance mais par la souffrance, la haine implacable d'Héra, qui ne put jamais pardonner son existence comme preuve de l'infidélité de Zeus, le poursuivit de la naissance à la mort et au-delà.

Les douze travaux représentent le récit définitif de la carrière d'Héraclès, bien que sa biographie mythologique soit bien plus vaste, il participa à l'expédition des Argonautes, combattit dans la Gigantomachie, prit Troie lors d'une génération antérieure, et vécut des dizaines d'autres aventures. Mais ce sont les travaux qui le définirent pour l'Antiquité et pour tous les âges suivants : douze défis qui testèrent chaque capacité qu'un héros pouvait posséder, et à travers lesquels Héraclès non seulement expia son péché mais gagna son immortalité future.

Contexte : comment les travaux commencèrent

Les origines des douze travaux résident dans la tragédie, la persécution divine et l'ordre d'un oracle de chercher la rédemption par le service.

La naissance d'Héraclès

Héraclès naquit à Thèbes, fils de la mortelle Alcmène et, à l'insu de son mari Amphitryon, de Zeus, qui s'était déguisé en Amphitryon pour s'unir à elle. La nuit de la conception d'Héraclès dura trois fois plus longtemps qu'une nuit ordinaire, assurant que l'enfant qui naîtrait serait d'une puissance extraordinaire. Héra, l'épouse de Zeus, fut enragée par cette nouvelle preuve de l'infidélité de son mari et conçut une haine immédiate et implacable envers l'enfant.

Héra agit avant même la naissance d'Héraclès : elle retarda sa venue au monde pour que son cousin Eurysthée (fils de Sthénélos) naisse le premier, assurant que la vantardise de Zeus, selon laquelle son fils régnerait sur la maison de Persée, s'appliquerait à Eurysthée plutôt qu'à Héraclès. Héraclès naquit ainsi dans une position de subordination envers un homme plus faible et moindre, une servitude que les travaux rendraient permanente pendant douze ans.

La première tentative d'Héra pour tuer le nourrisson Héraclès échoua spectaculairement : elle envoya deux serpents dans son berceau, mais le nourrisson Héraclès, exhibant déjà une force impossible, en étrangla un dans chaque main.

La folie et le crime

Héraclès grandit jusqu'à l'âge adulte et devint le plus grand guerrier de Grèce. Il épousa Mégara, fille du roi de Thèbes, et eut des enfants avec elle. Il semblait destiné à la grandeur et au contentement. Puis Héra frappa.

Elle envoya un accès de folie sur Héraclès, et dans son égarement il tua sa propre femme Mégara et leurs enfants, les prenant pour des ennemis. Quand la folie le quitta et qu'il vit ce qu'il avait fait, Héraclès fut dévasté. Il se rendit à l'Oracle de Delphes pour demander comment il pouvait expier ce meurtre. L'Oracle d'Apollon donna sa réponse : il devait se rendre à Tirynthe et servir le roi Eurysthée pendant douze ans, accomplissant toutes les tâches qu'Eurysthée lui imposerait. S'il réussissait, il serait récompensé par l'immortalité.

Le nom "Héraclès", qu'il adopta ou reçut à ce moment, signifie "Gloire d'Héra" : un nom amèrement ironique pour un homme dont chaque accomplissement ne fut rendu possible que par les tentatives incessantes d'Héra pour le détruire.

Les douze travaux

Eurysthée, aidé dans ses machinations par Héra, assigna douze travaux conçus pour être impossibles. Chacun avait pour but de tuer Héraclès ou au minimum de l'humilier. À chaque fois, Héraclès l'emporta.

Travail 1 : le lion de Némée

Héraclès fut envoyé tuer le lion de Némée, une bête monstrueuse dont la peau ne pouvait être percée par aucune arme. Héraclès le découvrit quand ses flèches et son épée échouèrent contre lui. Il poussa le lion dans sa grotte, bloqua une sortie et le combattit à mains nues, l'étranglant à mort. Il le dépouilla ensuite en utilisant ses propres griffes, les seules assez aiguisées pour percer sa propre peau. Héraclès porta la peau impénétrable du lion comme armure distinctive pour le reste de sa vie.

Travail 2 : l'Hydre de Lerne

L'Hydre était un serpent aquatique à plusieurs têtes vivant dans les marais de Lerne, dont le souffle et le sang étaient mortellement venimeux. Chaque fois qu'Héraclès tranchait une de ses têtes, deux nouvelles repoussaient. Eurysthée refusa de compter ce travail comme légitime parce que le neveu d'Héraclès, Iolaos, l'aida en cautérisant chaque moignon de cou avec une torche immédiatement après chaque décapitation, empêchant la repousse. Héraclès trancha la tête centrale immortelle en dernier et l'enterra sous un gros rocher. Il trempa ses flèches dans le sang venimeux de l'Hydre, un détail qui mènerait plus tard à sa propre mort.

Travail 3 : la biche de Cérynie

La biche de Cérynie était un cerf aux bois dorés, sacré pour Artémis, trop rapide pour être attrapé. Contrairement aux deux premiers travaux, celui-ci nécessitait la ruse plutôt que le combat, Héraclès ne pouvait blesser un cerf sacré d'une déesse. Il le poursuivit pendant une année entière avant de finalement le capturer (soit en le blessant légèrement, soit en l'épuisant). Il le porta à Eurysthée puis le rendit à Artémis, satisfaisant à la fois le travail et la déesse.

Travail 4 : le sanglier d'Érymanthe

Héraclès fut envoyé capturer (non tuer) un sanglier monstrueux qui terrorisait le mont Érymanthe. Il poussa le sanglier dans la neige profonde, où il s'embourba, et le ligota. Quand il le ramena à Tirynthe, Eurysthée fut si terrifié qu'il se cacha dans une grande jarre de stockage, un détail que les artistes antiques représentèrent avec un plaisir évident. Durant ce travail, Héraclès rendit visite au sage centaure Chiron et le tua accidentellement d'une flèche empoisonnée au venin de l'Hydre, une tragédie qui l'affligea profondément.

Travail 5 : les écuries d'Augias

Le roi Augias d'Élide possédait des troupeaux de bétail divin se comptant par milliers ; leurs écuries n'avaient jamais été nettoyées. Eurysthée ordonna à Héraclès de les nettoyer en un seul jour, une insulte conçue pour dégrader autant que pour détruire. Héraclès accepta à condition qu'Augias lui donne un dixième du bétail en paiement. Il détourna ensuite deux fleuves (l'Alphée et le Pénée) à travers les écuries, les lavant en quelques heures. Augias refusa de payer, prétendant que les fleuves avaient fait le travail. Héraclès revint plus tard pour se venger. Eurysthée refusa de compter ce travail parce qu'Héraclès avait été payé pour le faire.

Travail 6 : les oiseaux du lac Stymphale

Un vaste troupeau d'oiseaux aux plumes de bronze, aux becs de bronze et aux serres de bronze terrorisait la région autour du lac Stymphale, empoisonnant les récoltes et attaquant les gens avec leurs plumes métalliques. Athéna fournit à Héraclès des castagnettes de bronze (fabriquées par Héphaïstos) pour effrayer les oiseaux et les faire s'envoler ; il les abattit ensuite de ses flèches alors qu'ils s'élevaient. Les survivants s'enfuirent vers la mer Noire, où ils furent plus tard rencontrés par les Argonautes.

Travail 7 : le taureau de Crète

Le roi Minos de Crète avait reçu un magnifique taureau de Poséidon pour le sacrifier, mais Minos le garda pour lui, causant la colère du dieu qui rendit le taureau fou. Héraclès navigua vers la Crète, maîtrisa le taureau déchaîné à mains nues et le ramena en Grèce continentale. Eurysthée tenta de le sacrifier à Héra, mais Héra refusa l'offrande, ne voulant pas que quoi que ce soit ajoute à la gloire d'Héraclès. Le taureau fut libéré et devint plus tard le taureau de Marathon, rencontré par le héros Thésée.

Travail 8 : les juments de Diomède

Le roi thrace Diomède (pas le héros grec) entretenait un troupeau de juments qu'il nourrissait de chair humaine, la chair de ses propres hôtes. Héraclès navigua vers la Thrace et s'empara des juments. Dans le combat, son compagnon Abdère fut tué et dévoré par les juments. Héraclès donna Diomède lui-même en pâture à ses propres chevaux, puis ramena les juments rassasiées à Eurysthée. Après le travail, les juments furent libérées et finirent par être dévorées par des animaux sauvages sur le mont Olympe.

Travail 9 : la ceinture d'Hippolyte

La fille d'Eurysthée désirait la ceinture de guerre d'Hippolyte, reine des Amazones, une ceinture que lui avait donnée Arès comme marque de son statut de plus grande guerrière parmi son peuple. Héraclès navigua vers le pays des Amazones avec un groupe de compagnons. Hippolyte, impressionnée par Héraclès, accepta d'abord de lui donner la ceinture volontairement. Héra, déguisée en Amazone, répandit la rumeur qu'Héraclès était venu enlever leur reine. Une bataille éclata ; Héraclès tua Hippolyte (dans la plupart des versions) et prit la ceinture par la force.

Travail 10 : le bétail de Géryon

Géryon était un monstre à triple corps, trois guerriers joints à la taille, qui gardait un magnifique bétail rouge sur l'île d'Érythie à l'extrême occident du monde. Pour atteindre l'île, Héraclès dut traverser le désert de Libye ; dans sa rage contre la chaleur, il décocha une flèche au dieu-soleil Hélios, qui fut si impressionné par cette audace qu'il prêta à Héraclès sa coupe-bateau dorée pour traverser l'Océan. Héraclès tua le chien à deux têtes Orthros de Géryon, le berger Eurytion, et finalement Géryon lui-même d'une seule flèche qui traversa les trois corps. Il ramena le bétail à travers l'Europe et l'Italie jusqu'en Grèce, un voyage qui engendra des dizaines de mythes locaux et de légendes toponymiques en chemin.

Travail 11 : les pommes d'or des Hespérides

Les Hespérides étaient des nymphes qui gardaient un jardin à l'extrémité occidentale du monde où poussaient des pommiers dorés, surveillés par le grand serpent Ladon. Les pommes avaient été un cadeau de mariage de Gaïa à Héra. Pour trouver le jardin, Héraclès captura le dieu marin métamorphe Nérée et le retint jusqu'à ce que Nérée révèle le chemin. Il combattit et tua aussi Antée, un géant fils de Gaïa qui tirait sa force du contact avec la terre ; Héraclès le vainquit en le soulevant du sol. Il rencontra Prométhée enchaîné à son rocher et le libéra, tuant l'aigle qui le tourmentait ; en gratitude, Prométhée lui dit d'envoyer Atlas chercher les pommes plutôt que d'y aller lui-même. Atlas, qui portait le ciel, accepta d'aller chercher les pommes si Héraclès prenait son fardeau. Héraclès prit le ciel sur ses propres épaules. Atlas revint avec les pommes mais refusa de reprendre le ciel. Héraclès le trompa en lui demandant de tenir le ciel brièvement pendant qu'il ajustait son coussin d'épaule, puis s'éloigna avec les pommes.

Travail 12 : la capture de Cerbère

Le dernier et le plus redoutable des travaux consistait à ramener Cerbère, le chien à trois têtes qui gardait l'entrée des Enfers, sans utiliser aucune arme. Héraclès descendit au royaume d'Hadès. Les ombres des morts fuirent de terreur devant lui ; il rencontra les héros Méléagre et Thésée (ce dernier qu'il libéra du Siège de l'Oubli où il avait été piégé). Perséphone le reçut avec bienveillance ; Hadès lui-même donna la permission d'emmener Cerbère, à condition qu'Héraclès n'utilise aucune arme. Héraclès soumit Cerbère à mains nues et le traîna à la surface. Quand il présenta le chien à Eurysthée (qui se cacha encore dans sa jarre), Héraclès renvoya Cerbère aux Enfers. Les douze travaux étaient accomplis.

La mort et l'apothéose d'Héraclès

L'accomplissement des douze travaux ne mit pas fin aux souffrances d'Héraclès. L'instrument de sa mort fut, avec une terrible ironie, ses propres flèches empoisonnées au venin de l'Hydre.

La seconde femme d'Héraclès, Déjanire, avait reçu un flacon de "philtre d'amour" du centaure mourant Nessos, qu'Héraclès avait abattu d'une flèche empoisonnée au venin de l'Hydre après que Nessos eut tenté de l'enlever. Ce que Nessos lui avait donné n'était pas un philtre d'amour mais un poison mortel, le venin de l'Hydre imbibé dans son sang. Entendant des rumeurs selon lesquelles Héraclès était tombé amoureux de la princesse Iole, Déjanire trempa une robe cérémonielle dans le contenu du flacon et l'envoya à Héraclès comme cadeau pour raviver son amour.

Quand Héraclès enfila la robe empoisonnée, le venin de l'Hydre brûla sa chair. Il arracha la robe mais elle collait à sa peau, arrachant sa chair quand il la tirait. Dans son agonie, Héraclès construisit son propre bûcher funéraire sur le mont Oeta, s'y allongea et demanda à ses compagnons de l'allumer. Aucun ne voulut, jusqu'à ce qu'un jeune homme nommé Philoctète (ou Poeas) accepte, et reçut en remerciement le grand arc d'Héraclès.

Tandis que le bûcher brûlait, un coup de tonnerre retentit et Zeus emporta la part divine d'Héraclès sur l'Olympe dans un nuage. Le héros fut divinisé, rendu immortel, réconcilié même avec Héra (il épousa sa fille Hébé, déesse de la jeunesse), et accueilli parmi les Olympiens. Il avait expié son crime, accompli ses travaux et gagné l'immortalité promise par l'Oracle.

Thèmes et signification

Les douze travaux comptent parmi les récits les plus riches symboliquement de la mythologie grecque, opérant simultanément sur plusieurs niveaux.

La rédemption par la souffrance

En son coeur, le cycle est une histoire d'expiation. Héraclès n'a pas choisi sa folie, elle lui fut infligée par Héra, pourtant il accepte l'entière responsabilité du meurtre de sa famille et se soumet à douze ans de servitude en pénitence. Ce thème de la souffrance volontaire au service de la restauration morale est profond, et il résonne à travers les cultures et les époques.

La civilisation contre le Chaos

Nombre de travaux impliquent des monstres ou des créatures qui représentent la menace du chaos primordial, l'Hydre aux têtes régénérantes, les juments mangeuses d'hommes, le Géryon à triple corps, le lion de Némée. En vainquant ces créatures, Héraclès agit comme un civilisateur cosmique, repoussant les forces du désordre et rendant le monde plus sûr pour les mortels. Les travaux dessinent un monde intrinsèquement dangereux qui nécessite un effort extraordinaire pour être rendu vivable.

Les limites de la force brute

De façon cruciale, tous les travaux ne sont pas remportés par la force physique. La biche de Cérynie nécessite patience et ruse. Les écuries d'Augias nécessitent l'ingéniosité d'un ingénieur. Les pommes d'or nécessitent l'intelligence d'utiliser Atlas comme intermédiaire et l'astuce de le tromper pour qu'il reprenne son fardeau. Héraclès est peut-être le plus fort des héros, mais les travaux insistent sur le fait que la force seule est insuffisante, la sagesse, la ruse et l'adaptabilité sont tout aussi nécessaires.

Le héros comme marginal

Tout au long des travaux, Héraclès est en un sens une figure en dehors de la société normale, il ne peut vivre parmi les gens ordinaires, ne peut maintenir le bonheur domestique qu'il a eu autrefois, et est toujours poussé vers les marges du monde, vers des lieux où personne d'autre ne peut aller. Ce statut de marginal est à la fois sa malédiction (il ne peut se reposer) et son don (il peut faire ce que personne d'autre ne peut). Le mythe du héros comme figure fondamentalement liminale, n'appartenant ni au monde mortel ni au monde divin, est puissamment incarné en Héraclès.

Sources antiques

Les douze travaux furent décrits dans un large éventail de sources antiques, bien que le récit systématique le plus complet vienne relativement tard dans la tradition.

La Bibliothèque d'Apollodore

Le récit le plus complet et le plus organisé des douze travaux se trouve dans la Bibliothèque d'Apollodore (Ier-IIe siècle apr. J.-C.), qui liste et décrit systématiquement chaque travail dans l'ordre. Ce texte, bien que tardif, est inestimable parce qu'il synthétise la tradition complète et fournit la séquence canonique des douze.

Les Odes de Pindare

Pindare (Ve siècle av. J.-C.) fait référence aux travaux d'Héraclès de manière répétée dans ses odes comme l'exemple suprême de l'accomplissement et de la souffrance héroïques. Il est l'une de nos premières sources systématiques pour la tradition et confère aux travaux leur poids moral et religieux.

L'Héraclès d'Euripide

La tragédie d'Euripide Héraclès est remarquable par sa structure : les travaux sont accomplis hors scène et rapportés, tandis que la tragédie se concentre sur les conséquences, la folie, le meurtre de la famille et le désespoir quasi suicidaire d'Héraclès ensuite. C'est l'un des engagements les plus psychologiquement intenses avec le héros dans toute la littérature antique.

Diodore de Sicile

L'historien Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.) consacre de larges sections de sa Bibliothèque historique à Héraclès, traitant les travaux comme de véritables événements historiques qu'Héraclès accomplit pour le bénéfice de la civilisation. C'est le récit antique le plus "évhémérisé", celui qui tente d'expliquer les mythes comme des souvenirs exagérés de faits réels.

Foire aux questions

Questions fréquemment posées

Pourquoi Héraclès dut-il accomplir les douze travaux ?
Héra, qui haïssait Héraclès depuis sa naissance parce qu'il était le fils de Zeus par une femme mortelle, le frappa d'une folie temporaire durant laquelle il tua sa femme Mégara et leurs enfants. Quand la raison lui revint, Héraclès consulta l'Oracle de Delphes, qui lui dit de servir le roi Eurysthée de Tirynthe pendant douze ans et d'accomplir toutes les tâches qu'Eurysthée lui imposerait. L'accomplissement de ces tâches expierait son crime et lui vaudrait l'immortalité.
Quels sont les douze travaux d'Héraclès dans l'ordre ?
L'ordre canonique, tel que donné par Apollodore, est : (1) le lion de Némée, (2) l'Hydre de Lerne, (3) la biche de Cérynie, (4) le sanglier d'Érymanthe, (5) les écuries d'Augias, (6) les oiseaux du lac Stymphale, (7) le taureau de Crète, (8) les juments de Diomède, (9) la ceinture d'Hippolyte, (10) le bétail de Géryon, (11) les pommes d'or des Hespérides, et (12) Cerbère ramené des Enfers.
Lequel des douze travaux est considéré comme le plus difficile ?
Les sources antiques et les lecteurs modernes désignent souvent le travail 12, la descente aux Enfers pour capturer Cerbère, comme le plus redoutable, puisqu'il exigeait d'Héraclès qu'il pénètre dans le royaume des morts et soumette son gardien à mains nues. Le travail 11 (les pommes d'or) est aussi souvent cité pour sa complexité, nécessitant d'Héraclès qu'il libère Prométhée, trompe Atlas et navigue aux confins les plus éloignés du monde connu.
Héraclès a-t-il accompli les douze travaux ?
Oui, Héraclès accomplit les douze travaux, bien qu'Eurysthée ait refusé de compter le travail 2 (l'Hydre, parce qu'Iolaos l'avait aidé) et le travail 5 (les écuries d'Augias, parce qu'Héraclès avait été payé). Cela obligea Héraclès à accomplir deux travaux supplémentaires, les oiseaux du lac Stymphale et les juments de Diomède dans le décompte élargi, pour atteindre les douze requis.
Comment les douze travaux se sont-ils terminés, et que devint Héraclès ensuite ?
Après avoir accompli les travaux, Héraclès vécut de nombreuses autres aventures. Il mourut finalement du poison de l'Hydre, appliqué par inadvertance par sa femme Déjanire, qui avait été trompée par le centaure mourant Nessos. Tandis que le venin de l'Hydre le consumait, Héraclès construisit son propre bûcher funéraire sur le mont Oeta. Zeus emporta alors son essence divine sur l'Olympe, où Héraclès fut divinisé, réconcilié avec Héra, et épousa Hébé, déesse de la jeunesse, accomplissant l'immortalité promise par l'Oracle.

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